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dans le canton de Vaud
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1989,un début ? Non, la réalisation d’un rêve caressé durant de longues années. Celui de la créatrice de la Fondation Ste-Hélène, Melle Pasqualina Maggioni, née en 1912 dans un foyer modeste et travailleur. Affaiblie par la maladie bleue, une cardiopathie congénitale, et souvent alitée, elle ne se replie cependant pas sur elle-même.

Au contraire, par sa faiblesse et ses souffrances, elle se sent proche de ceux auxquels la vie n’a pas fait de cadeau.
Au cours des années trente, lors de visites à l’Hôpital, elle est impressionnée par la situation dramatique des jeunes mères célibataires, rejetées le plus souvent par leur famille ; elles sont là, sans soutien, sans argent, sans travail.

Dans un esprit d’authentique charité chrétienne, Lina Maggioni va vers elles avec chaleur et sympathie, et surtout sans préjugés. En plus de son soutien moral, elle les aide à résoudre les nombreux problèmes qu’elles et leur bébé auront à affronter en quittant la Maternité.

Au cours de l’été 1940 surgit au sein de la paroisse lausannoise du St-Rédempteur, une œuvre qui rayonnera au-delà des frontières paroissiales et qui sera appelée Ste-Hélène (mère de l’empereur Constantin, connue pour sa sollicitude envers les pauvres et les opprimés). Grâce à de nombreuses générosités, cette oeuvre loue un appartement de 4, puis en 1942, de 6 pièces à la rue Orient-Ville.

Un cercle d’Amis se crée autour de ce foyer d’accueil pour des jeunes filles abandonnées, souvent moralement isolées, que le monde méprise après en avoir abusé, leur laissant souvent une charge de famille. Lina Maggioni s’entoure d’autres jeunes femmes qui, comme elle, se mettent au service de Ste-Hélène.

Le nombre des filles augmente rapidement ; elles sont toujours les bienvenues, n’ont pas de formalités à remplir,
ni à avoir de l’argent. Après l’accouchement à la Maternité ou au Foyer maternel de Lutry, elles reviennent à Ste-Hélène avec leur enfant. En faisant de nombreuses démarches et enquêtes, Ste-Hélène recherche alors une situation bonne et stable pour la mère, si possible, un placement avec l’enfant.

Reconnue officiellement, Ste-Hélène figure déjà en 1942 dans la liste des Oeuvres vaudoises pour l’Enfance et la Jeunesse. Un plus grand logement devient nécessaire. Enfin, on trouve l’oiseau rare : une maison de 24 pièces avec jardin, au ch. de Meillerie 1, à Lausanne.

C’est là qu’à partir d’octobre 1945, Ste-Hélène va poursuivre son activité féconde, accueillant des filles jeunes et leur enfant, ainsi que celles qui aspirent à une autre vie, qui sortent de prison ou qui lui sont confiées par l’Office des mineurs. Les années passent ; pour les responsables aussi, l’âge se fait sentir.

En 1967, Lina Maggioni doit se résoudre à vendre la maison. Mais elle ne renonce pas à son idéal. Elle confie l’argent
de la vente à des personnes expertes. Chez elle, elle reçoit, conseille et aide encore celles qui sont dans le désarroi.

En 1989, elle décide de disposer de son capital qui a fructifié et de créer une fondation, la Fondation Ste-Hélène,
dont le Conseil s’efforce de travailler dans le même esprit que sa fondatrice. C’est avec un sentiment de reconnaissance envers elle que la Fondation fête son 20e anniversaire en cette année 2009.
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